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Jesus contemplatif

Jésus est le modèle de la prière, il nous guide sur le chemin de la contemplation et nous fait participer à son expérience par l’Esprit.

Septiembre 2013 | Louis Boisset (Roma, Italia) | Espiritualidad

Son regard est tourné vers le Père. Il s’éloigne parfois pour prier, dans la nuit et le silence. Il recommande de prier dans le secret, «car ton Père, qui voit dans le secret te le rendra.» Ses disciples lui demandent de leur apprendre à prier et il leur enseigne le Notre Père. Dans l’évangile de ce jour, il s’exclame : «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange.» Il prie avant de guérir un sourd-muet, de ressusciter Lazare, de bénir les pains de la multiplication, de partager la Cène du jeudi saint. Au jardin des oliviers il supplie le Père d’écarter la coupe puis se remet entre ses mains.

Le regard de Jésus va jusqu’au cœur, comme celui du nouveau David dont le prophète Isaïe trace le portrait dans la 1ère lecture : «Il ne jugera pas d’après les apparences…» Il dénonce l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Il préfère l’humilité de la prière du publicain à l’orgueil de celle du pharisien. Il donne en exemple l’offrande de la veuve dans le trésor du temple car il voit qu’elle donne le peu qu’elle a. Il sait lire la couleur du ciel, le plumage des oiseaux, le vêtement des lys des champs, la simplicité des enfants, la croissance du blé, la clarté de l’eau vive, l’impuissance du paralysé, la tristesse de la mère privée de son fils. Il est un cameraman qui découpe une scène pour en faire un espace de rencontre avec Dieu et la projeter sur nos vies. Contemplatif, il consacre le monde à Dieu, il fait du monde un temple pour tous, un espace sacré qui reflète le ciel.

Le regard de Jésus devient un agir, il est un contemplatif dans l’action. Il jeûne 40 jours au désert pour se préparer au combat de l’annonce de la Bonne nouvelle. Il prie avant de choisir parmi ses disciples douze apôtres qui seront le fondement de l’Eglise. Il demande à boire à la Samaritaine. A la vue de la foi de la syro-phénicienne qui désire les miettes de la table des enfants comme les petits chiens, il découvre que sa mission dépasse les frontières d’Israël et s’étend aux païens. Il prie pour Pierre afin que sa foi ne défaille pas. Il prend le chemin de Jérusalem sachant que ce chemin conduit à la croix et à la résurrection. «Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout» ; il lave alors les pieds de ses disciples en signe du service. Il anticipe sa mort par la célébration de la Pâque: «Ceci est mon Corps, ceci est mon sang.» Crucifié, il pardonne à ses bourreaux et s’en remet au Père : «Tout est consommé.» Il n’y a pas de décalage entre la prière de Jésus et son action, la prière accompagne l’action et la vivifie, l’action nourrit la prière et devient intercession.

Puissions-nous, ce soir, être emportés, immergés, dans la prière du Fils, le louer avec l’Eglise qu’il nous a donnée et le chanter avec saint Paul : «Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ…»

*Homélie prononcée lors d’une Eucharistie célébrée pour les Tertiaires de la Compagnie de Marie N.D. Rome, le 22 août 2013, par Louis Boisset.

Louis Boisset: ancien élève de Notre-Dame de Bon Accueil à Vienne (France), jésuite de la Province du Proche-Orient, actuellement membre de l’équipe des secrétaires régionaux de la Curie généralice à Rome.


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